Bonjour à toute la communauté FRiste et très bonne nouvelle année.
Je reviens sur notre site aéronautique préféré, après une longue et inopinée absence.
Dans l’intervalle, des secousses professionnelles ont précédé un repos copieux et réparateur (saupoudré de quelques errances aériennes).
Nouvelle position, nouveau projet pro et avenir remis en route. Le domicile, néanmoins, ne change guère : il reste toujours apparenté à cette île japonaise, écartée du grand monde.
On reprend l’exercice particulier à ce site à l’endroit où on s’était quittés, c’est-à-dire, Singapour.
Avec parcimonie, car les réflexes propres à la contribution ne sont pas encore là. Mais sans lambiner, car le retard dans les publications est considérable.
ROUTING
Une offre au prix canon en classe avant m’avait conduit jusqu’à SIN, alors que le vrai but du voyage était une autre île équatoriale, abondamment reliée par voie aérienne avec l’île-état : DPS fait partie des 5 destinations les plus régulièrement desservies depuis Changi.
Sacré choix entre compagnies low-cost ou celles dites ‘de prestige’, locales ou allochtones (SV est rentrée dans le mix). Le choix batave, néanmoins, est vite fait, en raison de 1) un espacement entre rangées qui se veut salutaire et 2) un prix très doux (120€ l’A/R épicée*, si mes souvenirs sont bons).
*pour tester le gout, vous devrez attendre au récit retour.
Le fait de pouvoir emprunter une compagnie européenne entre deux îles tropicales ajoutait du piment au choix.
ALLEZ ! A NOS MOUTONS !
Notre première (et dernière) matinée sur place commence par une petite marche jusqu’au caboulot désigné pour rompre notre jeuner.

On le fait selon les mœurs autochtones.


Qui sont très variées, dans la pratique.


Singapore déçoit rarement, au niveau gastronomique…
Quelques emplettes et quelques averses après, on est en condition de nous acheminer à SIN, moyennant le transport public bon marché.
Nous ne sommes pas les seuls à y avoir pensé.

La signalétique est claire et plurilingue.

Et le remplissage en milieu d’après-midi est faible.

A la gare MRT de Changi Airport, les flux vers les terminaux T2/T4 et T1/T3 sont dissociés. Il va mieux, par conséquent, vérifier son terminal de départ avant de décider si tourner à gauche ou à droite.
Nonobstant, dans ces circonstances, je ne vous recommande pas suivre les pas des gardes des Forces Armées de la République de Corée -comme j’ai fait-, car on peut être induit à l’erreur (les infos des arrivées y sont, en toute logique, également affichées aux quais).

Sur le verso du panneau on retrouve bien les détails des départs. C’est T1 pour nous.

BALADE MARCHANDE
Il reste un peu plus de deux heures jusqu’à notre envol et aucune visite au salon est prévue. On a le temps, donc, de flâner. SIN est territoire inusitée pour moi.
D’abord, on tourne à droite.

Et on enfile plusieurs longs escalateurs, très adéquatement éclairés.

Les agencements intérieurs de Changi laissent rarement indiffèrent (ici, celui du T3). Soit on aime, soit on soupire… (ou les deux, au même temps).

Afin de rejoindre le T1, le Skytrain était proposé. Mais arpenter par mes propres moyens le joyau de la couronne me paraissait un meilleur plan.
On quitte rapidement la salle des pas perdus du T3 et on enfile une passerelle surélevée.

Qui connecte avec la grande marquise diamantée.

Une nouveauté pour moi. Voyons voir, 5 ans après son inauguration.

Le premier accrochage se fait, bizarrement, avec des enseignes nippones (voire, des enseignes jaliennes !!).

Plus loin, c’est la cohue.

Le degré d’humidité est notable. Celui d’étonnement, aussi.

Son échelle est épatante et le lustre de la verdure sincère.


Rien à voir avec son plagiat qatari (si vous êtes intéressés, c’est par ici).

Après, tout ce théâtre n’est qu’une vaste opération commerciale, avec des forêts surnommées Shiseido (cosmétiques japonais) ou une chute d’eau baptisée HSBC (banque Anglo-hongkongaise).

Qui entoure une phénoménale gallérie marchande.
Rien n’empêche, du point de vue technologique, l’opération a du punch.
Le niveau 1 du Jewel connecte directement avec le T1 à travers un espace de ‘fast check-in’, sous-exploité lors de mon passage.

CHANGI, EN TANT QU’AÉROGARE
Au-delà, on tombe sur la fourmilière des arrivées.


Il va mieux monter à l’étage des partances, où les choses sont plus calmes et les divertissements plus candides.

La traversée, photos et émerveillement inclus, nous aura pris une quinzaine de minutes. Aux comptoirs des départs du T1, les moquettes de Changi font leur apparition.
Elles font face aux panneaux d’affichage.

Au menu cet après-midi, il y a surtout du TR.

On tente le coup d’un enregistrement humanoïde (une accoutumance qui devient de plus en plus singulière en ces temps modernes).

Grand échec. On est sèchement refoulés envers les automates.

Le kobold caché dans ces carcasses nous remercie et nous souhaite un bon voyage.

Par la suite, il y a la frontière à franchir. Geste qui est fait en un tour de main : juste l’oscillation de poignée nécessaire pour scanner ses documents dans d’autres carcasses remerciantes (à retrouver en grand nombre).
Les folies marchandes continuent, une fois quitté le territoire singapourien.

Des décors somptueux mis en place dans le dessein de séduire nos portefeuilles et/ou de réfuter qu’on arpente un aérodrome où des aéronefs se posent, stationnent et s’envolent.
Bien que…

De manière insoupçonnée, le couronnement d’un parcours riche en zigzags contredit nos propos et nous raccorde avec la réalité, avec l’essence du lieu… fiouuu ! à SIN les lieux d’aisances messieurs donnent des vues imprenables sur le tarmac… )) ( ゚д゚)ハッ!

Nous essayons de nous remettre de nos émotions en retournant dans le centre-commercial moquetté.

Les deux fines ailes du T1 hébergent les portes d’embarquement, qui, tant ici comme aux T2 et T3 de Changi sont ‘étanches’ car le control de sécurité a lieu à leur seuil.
Du coup, lorsqu’on y déambule, on aperçoit les aéroplanes mais on les sent très loin.

40 minutes avant le départ théorique la cage étanche de notre vol est remplie de public, sans aucune trace de l’oiseau du soir.

Hors de question de s’enfermer dans cette forteresse. Je préfère me pencher sur les moquettes de Changi.

Elles sont chaperonnées par des drôles engins… efficaces au cas où vous avez des envies folles de bouquins en papier (j’aime bien cette proposition mais je me demande si elle a du succès).


35 minutes avant le départ théorique, on aperçoit notre courrier pour la première fois, au loin, à travers une double palissade vitrée.

Il s’approche, mais il reste toujours loin.

Votre texte…Pendant que les arrivants d’Amsterdam débarquent, explorons d’autres parties de ces ailes, qui restent moquettées et basses de plafond.

Un café des mers méridionales, pour faire passer le temps. L’heure théorique de départ vient d’être dépassée.

On accoste le contrôle de sécurité seulement lorsque le compteur passe au rouge.

Enfin, on réussit à ressentir de prêt notre oiseau.

La salle d’attente vide présente mieux, mais je n’aime pas le principe d’être coincé dans une antichambre cantonnée et dépourvue de toute installation à l’exception d’éparses prises électriques.

Moquette, assise et avion.

La passerelle affiche aussi sa propre moquette.

L’AVION ET LE VOL
Notre destrier, âgé de 20 ans à l’époque des faits et baptisé ‘Ferrara City’*, est bien accompagné.

* [Why on earth?!?!]
La fente entre les deux passerelles, alors qu’il est départ +20 minutes.

Fuselage paré de caractères chinois.

Et photo de rigueur.

La classe avant est équipée de 35 sièges, à l’air fort confortable.

Je suis positivement surpris de retrouver un Economy Comfort agrafé à l’appui-tête de mon siège.
C’était inattendu.

Une succincte toile divise la zone du Comfort de celle du non Comfort, qui reçoit des finitions différentes.

Le pas entre rangées est, effectivement très confortable (long de 35 puces, d’après les dires d‘aérolopa).

Interface du système de divertissement en 12 langues.

Et preuve de l’ampleur de notre espace vital.

L’embarquement se poursuit, à +25 minutes du départ.

A la suite de l’instantanée précédente, un steward m’approche et m’interpelle sèchement autour du respect de la vie privée et du consentement lors des prises photographiques en cabine.
La remarque n’est pas capricieuse mais je trouve que mes actions ne justifient pas un tel niveau d’exaltation, d’âcreté.
L’entrée en service laisse un arrière-gout plutôt amer…
En raison de tout ça, je me fais discret. Centrons donc le regard juste autour de nous.
KLM Asia propose encore de la littérature en papier.

Parmi maints clichés et hyperboles, on retrouve les détails de la flotte, avec de nouveaux papillons à l’affiche.

Et des descriptifs du réseau assez difficiles à interpréter.

L’Asie orientale est moins couverte, puis, plus facile à décrypter.

Les temps ont changé mais il est curieux de constater que les cantons du siege sociale de la filiale asiatique de KLM sont presque boudés, à la faveur de son grand voisin continental.
Je trouve judicieux l’équilibre entre divertissement et pédagogie dans la vidéo de sécurité de KLM. Pousser les éléments de recréation serait entrer dans des eaux agitées…

Il est depart+58 minutes lorsqu’on décolle de Changi.
Une visite aux commodités et l’absence de personnel de bord me permet d’enregistrer un aperçu de la classe économique non confortable, en plein vol.

C’est une heure après le décollage que les chariots arrivent. D’abord, les boissons : je choisis un vin blanc sudafricain.

Ensuite, le plateau, tel que servi.

Et prêt à être ingurgité.

Mes souvenirs sont fades, mais je dirais que ce riz-poulet assaisonné était convenable. Pareil pour la salade et pour le dessert.
La petite heure qui nous reste de vol se passe entre tapotage de clavier ordinateur et somnolences.
Je n’ai utilisé le système divertissement que pour regarder la géo-vision, qui était moderne et réactive.
Nous arrivons à I Gusti Ngurah Rai avec 35 minutes de retard sur l’horaire prévu. Soit on a beaucoup couru, soit les horaires prévus sont très généreux.
Petit photoreportage de la cabine au débarquement.
Economy Comfort.

Economy Comfort et bulkhead.

Premium Economy et bulkhead.

Notre oiseau, sous les lueurs de Bali.


Une petite marche s’ensuit jusqu’aux comptoirs des visas.

En dépit des longues queues, on réussit à avoir nos cachets en moins de 20 minutes.
Et DPS a déployé, depuis notre dernier passage en 2019, des lecteurs de passeport automatisés. Très pratique (lorsqu’ils fonctionnent).

Aucune valise enregistrée. On peut, donc, procéder directement au dernier filtre sécuritaire, le scannage de malles et bagages.
Franchi sans soucis, on fait nos retrouvailles avec la chaleur et le charme de cette particulière île.


Merci d’être arrivé (e)s jusqu’ici et bons vols à tous et a toutes.
Il y a le choix entre beaucoup de compagnies entre Singapour et Bali et KLM est clairement une des meilleures options.
Je n’ai jamais aimé ce système de contrôles avant l’embarquement, peu pratique et pas agréable pour le passager.
Chaque type d’avion de KLM porte un nom selon un thème. Les 737-800 portent des noms d’oiseaux, les 787-10 des noms de fleurs, les 777-300 des noms de parcs nationaux et les 777-200 des noms de sites du patrimoine mondial de l’UNESCO, d’où Ferrara.
Sympa d’avoir eu un siège en Economy Comfort, le legroom a l’air excellent.
Merci pour ce FR et bonne année.
Merci pour le commentaire, Moritz.
KLM se révéla une très bonne option (mis à part le retard). A priori, meilleure que l'entassement proposé par les low-cost.
Moi aussi, je trouve le système de portes d'embarquement étanches très antipathique.
Merci pour les détails des pseudonymes des aéronefs. C'est mieux compris. Je ne suis pas italophone mais, tout de même, je trouve incongru de se référer à Ferrara comme City. Des avions nommés Paris City ou Madrid City ?!?!!
Bonne année à toi aussi et très bons vols.